Notions de plateaux en bonsaï

 

 

Notions de plateaux en bonsaï

Samedi 20 avril 2019, Saint Avertin.

Exposé de Bruno Simon, N3 à la FFB.

 

« Le plateau » est un terme de Bonsaï.

La notion de plateaux est une technique pour construire un bonsaï, ce n’est pas une notion naturelle chez l’arbre !

                                     La notion de plateaux

                                    ↓                 ↓

         On parle de plateaux en bonsaï           On parle de branches dans la nature

 

En Bonsaï, on essaie de générer de l’émotion :

- Il est considéré comme une forme d’art ;

- Notions d’esthétique ; d’harmonie ; de création ;

- Un art qui donne l’illusion de… ; suggestif ;

- Génère de l’émotion +++

Mais pour arriver à  ce niveau d’émotion, le bonsaïka va user d’un certain nombre de techniques.

Plus on va passer du temps :

  – En coups de ciseaux                              →                          

- En tailles diverses                                             →       plus on va provoquer de l’émotion à long terme.    

- En conduite de l’arbre                                →   

- Savoir le mener/construire son arbre →   

 

Comment imaginer son arbre pour qu’il nous évoque par exemple « un vieux hêtre » dans une forêt ?

C’est donc aussi pouvoir se projeter dans le projet/voir son arbre dans 10-20 ans… !

Pour se faire, on va donc donner l’illusion/suggérer pour générer de l’émotion en faisant de la création pour raconter une histoire/quelque chose ; pour tendre vers un idéal de présentation 

                                              => EMOTION

 

A noter qu’une prouesse technique ne génère pas forcément de l’émotion !

 

Construction des plateaux :

- La construction des plateaux sera différente en fonction de l’essence de l’arbre, et du style donné.  

- Respecter l’espèce dans la construction des plateaux.

  Toutes les espèces ne se construisent  pas avec des plateaux.                                                                                                               

  On ne va pas traiter de la même manière un conifère d’un feuillu.

 - Chez les feuillus :

  La notion de plateaux est très présente chez les pins alors qu’elle n’existe pas forcément chez les feuillus.

  Le travail de divisions se fera essentiellement par la taille = « à coups de ciseaux ».

  La notion de plateaux n’a pas de sens lorsque la structure de l’arbre pousse vers le haut, contrairement aux conifères qui poussent vers le bas.

1-architecture de l'arbre

 

 Le style balai ne se prête pas à la formation de plateaux.

- Le plateau est plat seulement lors de sa première mise en forme,  car un plateau ne restera pas plat indéfiniment: il faudra créer un volume de feuillage au fil  du temps.  

  Ce travail de ramifications s’effectuera au travers des différentes techniques de divisions/de  ramifications.

- La position des plateaux : en décalés pour laisser entrer la lumière.

  On peut faire plusieurs niveaux de plateaux sur une même branche.

  Permet de faire pénétrer l’air et la lumière sur toutes les branches.

  Vue du haut (= je me positionne au-dessus de mon arbre), aucune branche ne se gêne, ne se superpose. Cela va permettre de stimuler le bourgeonnement arrière.

  L’objectif étant d’obtenir un maximum de divisions le plus près possible de ce que l’on veut pour reconstruire branches et plateaux.

 - Nettoyer son arbre =  éliminer tout ce qui est inutile :

                                       = nettoyer le départ de la branche pour une meilleure lecture de celle-ci ;

                                       = nettoyer sous la branche (= enlever tout ce qui est inutile; mal placé).

 

- Construire une ramification en « Y » ou taille à « 2-2 »:

La division en Y   Pour se faire:

› Stimuler la ramification = puis laisser pousser/couper.

                                                    = plus la branche sera ramifiée, plus notre bonsaï aura l’aspect naturel.

› Plus il y aura des divisions, plus sa surface foliaire (= réduction de la surface des feuilles) se réduira.

   C’est un moyen de réduire la taille des feuilles du hêtre par exemple.

›  Permet de donner du volume à la branche.

 

La taille des branches :

Il existe deux sortes de tailles.

- La taille de structure : première étape du travail.

  L’objectif étant de ramifier les branches charpentières pour ensuite travailler sa « verdure ».

- La taille d’entretien : une fois notre branche charpentière construite/ramifiée, on poursuit son entretien en taillant à 2/3 feuilles en bout pour dessiner nos plateaux.

- Ten Jin : C’est lorsque la tête d’un arbre est travaillée en bois mort.

                     Elle donne un aspect dramatique chez l’arbre.

                     Le Ten Jin ne se voit pas trop chez les feuillus mis à part le châtaignier.

 

Comment déterminer la hauteur de son arbre ?

Je prends la mesure du nebari que je reporte un certain nombre de fois sur le tronc pour déterminer sa hauteur finale.

C’est ce que nous appelons le rapport de hauteur de l’arbre.                                   

Le rapport de  hauteur de l’arbre se situe sur une échelle de 1 à 10.

Le rapport d’un arbre massif-masculin se situe aux environs de 3.

Le rapport d’un arbre élégant/élancé-féminin se situe aux environs de 6 et plus.

Plus j’abaisse un arbre plus je lui donne un aspect massif donc masculin.

Plus je laisse la hauteur de l’arbre plus je lui donne un aspect élégant donc féminin.

 

Autres informations durant l’exposé de Bruno Simon:

 - Un if se contente de 5% de lumière pour se développer.

Comment travailler le racinaire hors rempotage ?

- trouer avec une baguette dans le pain racinaire de surface, puis remplir de pumice pure ce trou.

- faire un trou chaque quinzaine pour remplacer gentiment l’ancien substrat qui empêche la sortie de nouvelles racines.

Le prélèvement :

- 1ère année de prélèvement : l’arbre est en survie même ayant sorti des feuilles !

- 2ème année                            : l’arbre a épuisé ses réserves, il est donc toujours en sursis mais son feuillage terminal envoie pour info aux racines de se développer.

- 3ème année                            : le départ de sa construction devient possible car il n’est plus en danger.

 

L’érable :

- La greffe ne fonctionne qu’avec un arbre d’essence identique.

- Période idéale pour effectuer l’effeuillage sur l’érable : 2ème quinzaine de Mai.

  A faire sur arbre vigoureux, en bonne santé, et pas tous les ans.

- A ligaturer plutôt vers le 15 août :

  Pour éviter de laisser des marques indélébiles sur l’écorce.

  Grossissement jusqu’à mi-septembre puis l’érable va se mettre progressivement en repos.                 

  Il y aura donc moins de risque de faire de vilaines traces sur l’écorce fragile de cette essence.

  Au printemps, nous enlèverons les ligatures avant qu’elles ne marquent de trop.

  Protéger le fil de ligature avec du sopalin.

L’engrais :

- l’engrais avec osmocote est efficace pendant 6 mois.

- disposer au printemps et en automne = largement suffisant.

- possible de l’incorporer au substrat lors du rempotage.

- n’oublions pas que 95% de l’absorption de l’arbre se fait par les racines.

A lire :

« Face aux arbres, apprendre à les observer pour les comprendre » de Christophe Drénou, chez Ulmer.

« Greg céramique » = commande de pots sur mesure.

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